Paroisse
Saint Timothée en Forez
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Histoire des Eglises de la paroisse

Aveizieux

Aveizieux, connu depuis le début du XIIIème siècle, fut une annexe de la paroisse de St Médard jusqu’en 1789. Selon certains, Aveizieux aurait été la patrie de Saint Baldomer (ou Saint Galmier), et les Aveizieudaires n’avaient pas manqué de placer à l’entrée de l’église, de chaque côté du portail, la statue de Saint Galmier avec celle de Saint Léger, patron de la paroisse après Saint André.

L’édifice actuel est un bâtiment du XIXème siècle ayant conservé sur le bas-côté gauche deux chapelles anciennes. L’une du XVème siècle supporte le clocher élevé au XVIIème siècle. L’intérieur comporte une nef à quatre travées, deux bas-côtés et un chœur pentagonal. Les piliers sont remarquables par leurs chapiteaux à feuillages et crochets très en relief qui s’animent en visages variés à la manière des chapiteaux de la cathédrale de Nevers.

La statuaire est regroupée dans les deux chapelles proches du chœur :

  • Dans celle de droite, consacrée à la Vierge, l’autel est surmonté du groupe de la Vierge à l’Enfant entourée de Sainte Anne et de Saint Joseph.
  • Celle de gauche, dédiée à Saint Léger, possède aussi trois statues, Saint André, Saint Léger et Saint Galmier.

L’ensemble est éclairé par quatorze vitraux imagés exécutés pour la plupart par l’atelier Mauvernay entre 1880 et 1890 : les plus récents sont dus au talent de A.JACQUI, de Francheville-le-Haut, qui créa en particulier le beau triptyque surmontant l’entrée.

Chamboeuf

Il est question de Chambœuf en 1321, 1327, 1333 selon le bulletin de la Diana (études sur archives).

Le 14 Février 1377, il est fait don à la paroisse de Chambœuf d’un drap de soie (drap mortuaire) à la mort d’un damoiseau, Robert d’Essertines, selon sa volonté exprimée en 1321.

Les prieurés de Veauche et Chambœuf ont été rattachés à l’Abbaye d’Ainay le 1er Avril 1457. Le chapitre d’Ainay était sous le patronage de Sainte Blandine. Ce fut probablement pour cette raison que l’église de Chambœuf, qui en dépendait, fut mise sous la protection de la sainte patronne.

L’intérieur de l’église :

  • Le pilier de granit dans un angle des fonts baptismaux est vraisemblablement du XIIème siècle.
  • Les deux travées de pierres apparentes de forme gothique seraient du XVème siècle.
  • Les deux piscines des piliers seraient du XVIème siècle.
  • Les clés de voûte, les feuilles d’acanthe pourraient être l’expression d’un art antérieur.
  • Dans le chœur, le grand Christ en bois sculpté sur croix de merisier est de la fin du XVIIème siècle.
  • L’autel en marbre blanc de Carrare dédié à Sainte Blandine est du début du XIXème siècle.

Objets inventoriés par les BEAUX ARTS :

  • deux chandeliers d’autel en bronze datant du XVIIème siècle
  • un ciboire en étain datant de la Révolution de 1789

Restauration de l’église :
L’église a été très correctement restaurée en 1969, à l’époque du curé PEYRACHE. Le maître autel a été constitué par la jonction de l’ancien maître autel et celui de Sainte Blandine.

St Bonnet

En 1714, un écrit fait part de l’état de délabrement de cette église qui fut remplacée en 1858 par l’église actuelle.
D’anciennes pierres tombales de l’ancien cimetière sont encastrées dans les marches du perron.
Un lion en grès rose d’origine très ancienne est situé sur le perron latéral
Le clocher, de forme hexagonale, a été refait en 1949.
Il comporte quatre cloches fondues en 1811, 1812 et 2 en 1900.
Au sommet de la façade de l’église, une statue de la Vierge bénit le village.

L’église comporte, de manière classique, une nef centrale et 2 bas-côtés avec deux chapelles, l’une est dédiée à la Sainte Vierge et l’autre à Saint Bonnet. La voûte centrale, en berceau, ayant fléchi a été remplacée par un plafond en caisson en 1964.

En 1998, le chœur de l’église a été rénové et un nouvel autel, provenant de La Mulatière et proposé par le Père COGNET, a été mis en place. Cet autel en granit comporte deux piètements représentant l’alpha et l’oméga sculptés dans la pierre. Près de l’autel se dresse un beau crucifix en bois fruitier d’origine inconnue.
Le chœur a conservé la chaire, les stalles et boiseries en noyer du XIXème siècle.
Au pied du pilier gauche, une statue en pommier de "Notre Dame de Foi et Lumière", réalisée par le sculpteur Alain DUMAS, a été bénie par le Père BARBIER en 1999.

Source : "Saint Bonnet les Oules", livre de Guy BLANCHARD.

St Galmier

Saint Galmier est mort vers 650. Son nom serait une déformation du nom germanique Waldemar, latinisé en Baldomerus. Humble forgeron, il fut remarqué par l’abbé de St Just de Lyon "comme de l’or caché sous la cendre". L’archevêque Gandésic l’ordonna sous-diacre et, après sa mort, les miracles fleurirent sur sa tombe. Sa fête est le 27 Février. Sa paroisse natale prit son nom par la suite.

L’église actuelle de Saint Galmier fut commencée en 1420 et elle était achevée vers 1471. Elle est édifiée dans l’enceinte du XIIème du château où se trouvait déjà l’église primitive.
L’ancien donjon servit de clocher jusqu’en 1902. Elle est dévastée vers 1570 au moment des guerres de religion. La chapelle de la Vierge est reconstruite en 1619, comme l’atteste la clef de voûte de cette chapelle. La grande verrière du chœur date du milieu du XIXème et a été réalisée par Alexandre Mauvernay, un enfant du pays. Au début du XXème la façade est refaite. La restauration de l’ensemble est réalisée de 1987 à 1994.

St Médard

L’église, aujourd’hui classée monument historique, faisait partie avec l’ancien château, d’un ancien prieuré de Bénédictins.

Ce prieuré avait une église romane dont il ne subsiste que le portail ouest et une partie de la première travée ; la façade est du XIèmè siècle, le reste de l’édifice étant du XVIème siècle.
L’église comporte une nef unique bordée de chaque côté de chapelles et un chœur polygonal.

Le clocher du XVIème siècle, élevé au nord de la façade, est une tour carrée assez lourde, avec la base des murs en talus.

Une seule cloche fut épargnée en 1793, elle est ornée de fleurons et elle porte une inscription et le date de 1664. Sous le grand portail de pierres en plein cintre, dont le tympan représente le Christ en gloire entouré des évangélistes, mais qui fut martelé par les protestants en 1570, on peut admirer le porche de l’église du XIIème siècle.

Au dessous des fenêtres du chœur, entre les contreforts, trois ouvertures disposées de façon à recevoir de l’artillerie prouvent que l’édifice fut mis probablement en état de défense à l’époque des guerres de religion ou de celles de la ligue.

A l’intérieur de l’église, on peut remarquer les fonts baptismaux et un bénitier tous deux taillés dans la lourde pierre du pays et portant la date de 1688, un coffre en bois dans lequel on resserrait le pain des pauvres, sur le plateau du coffre un "tronc des âmes" dont l’ouverture nécessitait l’utilisation de 3 clés.
L’église comporte un grenier dont on peut voir une ouverture côté sud. On y entreposait le grain donné en impôt aux moines : une partie de cette dîme était ensuite distribuée gratuitement le jour de la Sainte Agathe aux personnes qui n’avaient plus de terrain cultivable.

Veauche Bourg

L’église du bourg de Veauche domine d’une trentaine de mètres la Loire au dessus du port de Veauche (port = gué), aujourd’hui remplacé par un pont. Elle semble dater de la fin du Xème siècle : un acte passé vers l’an 1000 relie l’église à l’abbaye de Savigny et dédiée à Saint Pierre. Rapidement, l’église Saint Pierre devient paroissiale et prieurale et dépend de l’abbaye d’Ainay en 1153 sous le vocable de Saint-Pierre et Saint-Pancrace. Un don d’un bras reliquaire en orfèvrerie de Saint Pancrace a été fait à ce moment là (ce reliquaire a disparu dans les années 1980).
L’église comporte une nef unique bordée de chaque côté de chapelles et un chœur polygonal.

Le prieuré décline rapidement et en 1454 il ne reste que des ruines. L’église devait être également en mauvais état, ce qui expliquerait les travaux réalisés au XVIème siècle. L’église, avec une orientation Est-Ouest (chœur vers l’Est et entrée vers l’Ouest) présente donc aujourd’hui une architecture composite. Vue de l’extérieur, l’église ne paraît pas exceptionnelle, seul le portail d’entrée présente un intérêt : deux colonnes avec des chapiteaux ornés d’entrelacs et soutenant une archivolte en plein cintre. En entrant, les deux premières travées datent, comme l’entrée, des Xème-XIème siècles avec de gros piliers de section carrée. Les arcatures des colatéraux reposent sur de larges piliers encadrés de colonnettes avec des chapiteaux ornés d’entrelacs, à une exception près, un chapiteau représentant un quadrupède et un aigle aux ailes déployées. .

Veauche St Laurent

La construction de l’église Saint Laurent de Veauche a été commencée en 1885 alors que la verrerie venait d’être créée et que sa production de bouteilles avait débuté fin 1883. Il y eut d’abord une petite chapelle dans la cour de l’usine avant que l’aumônier Xavier COMTE n’obtint l’édification de l’église, des écoles et du presbytère.

La construction de l’église, par l’architecte Mr POUFF, ingénieur conseil de la verrerie, est en briques rouges avec deux clochers aux formes élancées. Entre eux, l’archange Saint Michel veille sur l’usine et la ville. L’inauguration de l’église pour la célébration du culte eut lieu le 20 Mars 1887 .
L’aumônerie fut transformée en paroisse le 23 Février 1919, au retour de la guerre de Mr le Curé SAGE. Elle prit le nom de paroisse Saint Laurent, car celui ci est le saint patron des verriers.

A l’intérieur de l’église, se trouvent la statue de Saint Laurent entouré de petits verriers (dans le chœur, derrière l’autel) et, au fond, la statue de Saint Bruno, saint patron des Chartreux qui ont largement contribué à la construction de l’église en payant 1 centime de franc de l’époque de plus par bouteille.
Egalement au fond de l’église se trouvent les grandes orgues. Cet orgue de marque Merklin date de 1901 et était destiné à l’origine pour une chapelle de Corse.

Il a subi des transformations pour se loger dans l’espace disponible. Il a du être restauré en 1996 pour pouvoir utiliser ses 16 jeux. Le clocher comporte 9 cloches qui ont toutes un nom de baptême (la première fut baptisée le 30 Décembre 1889) : Elisabeth-Augustine, René-Robert, Marc-Xavier, Marie-Louise-Andrée, Lucie-Eugénie, Justin-Joseph, Elisabeth-Paul, Jeanne-Xavier. L’église est restée propriété de la verrerie jusqu’en 1992, date à laquelle le transfert à la commune de Veauche s’est effectué .